Le 1er mai, dans la rue pour la justice et l’égalité !

Date/​heure
1 mai 2024
00h00


Le 1er mai, dans la rue pour la justice et l’égalité !

Le 1er mai est la jour­née inter­na­tio­nale des tra­vailleurs et tra­vailleuses. Dans la plu­part des pays, elle est chô­mée et fériée. Cette tra­di­tion trouve son ori­gine his­to­rique dans le com­bat pour obte­nir la réduc­tion du temps de tra­vail avec la jour­née de huit heures et en réac­tion à la répres­sion syn­di­cale. Dans ce monde en crise, notre place est dans la rue pour por­ter haut et fort notre aspi­ra­tion à l’égalité, la jus­tice, la liberté, la recon­ver­sion éco­lo­gique de la société et la paix !

Pour l’égalité : des services publics !

Les ser­vices publics sont notre bien com­mun. Dans nos sec­teurs, les uni­ver­si­tés et l’Éducation natio­nale font l’objet de nom­breuses attaques. Les coupes bud­gé­taires et la poli­tique de tri social qu’impose le gou­ver­ne­ment avec le Choc des savoirs, ren­forcent la ségré­ga­tion sociale dans une école et un ensei­gne­ment supé­rieur à deux vitesses. Dans la Fonction publique, le gou­ver­ne­ment pré­pare une réforme de casse du sta­tut des fonctionnaires.

Pour la justice sociale : une vraie politique de lutte contre les discriminations !

Le gou­ver­ne­ment d’Emmanuel Macron chasse sur les terres de l’extrême droite : en repre­nant son dis­cours, son pro­gramme et ses idées, il les dif­fuse dans la société. Cette stra­té­gie du gou­ver­ne­ment est extrê­me­ment dan­ge­reuse et peut nous mener au pire. La bana­li­sa­tion du racisme, de l’islamophobie, des LGBTQIphobies, du sexisme et du vali­disme est alar­mante. Nous devons faire bloc pour convaincre l’ensemble des per­son­nels de l’éducation et des uni­ver­si­tés : l’extrême droite est un dan­ger mor­tel pour la démo­cra­tie. Lorsque les droits d’une par­tie de la popu­la­tion sont atta­qués, ce sont les droits de tou·tes qui reculent !

Pour la répartition des richesses : stop à la précarité !

L’Éducation natio­nale et les uni­ver­si­tés ne pour­raient pas tenir sans les per­son­nels pré­caires qui y tra­vaillent quo­ti­dien­ne­ment : AED, AESH, contrac­tuels enseignant·es, CPE, PsyEN, Biatss, doctorant·es et post-​doc… Le minis­tère main­tient ces per­son­nels dans la pré­ca­rité et refuse de créer un véri­table corps pour les métiers d’AED et d’AESH.

Pour un monde en paix : stop au génocide à Gaza !

SUD édu­ca­tion dénonce les bom­bar­de­ments mas­sifs israé­liens qui ont fait plus de 32 000 vic­times dont un tiers sont des enfants, le blo­cage d’une grande par­tie de l’aide huma­ni­taire et ali­men­taire qui pro­voque aujourd’hui une famine à Gaza, la des­truc­tion des hôpi­taux, et plus lar­ge­ment de toutes les struc­tures de santé et d’éducation, le ciblage et l’assassinat de jour­na­listes, les attaques contre les palestinien·nes de Cisjordanie, qui ont à ce jour, causé plus de 400 morts. SUD édu­ca­tion réclame un cessez-​le-​feu immé­diat et per­ma­nent. Le géno­cide en cours doit ces­ser urgemment.

2 ans après l’invasion russe de l’Ukraine, SUD édu­ca­tion affirme sa soli­da­rité avec l’Ukraine et sou­tient le peuple ukrai­nien qui se défend contre cette agres­sion de la Russie de Poutine : les troupes russes doivent se reti­rer d’Ukraine. Affirmons notre sou­tien aux liber­tés et à celles et ceux qui luttent pour la paix et leurs droits en Russie et au Belarus.

Pour une reconversion écologique de la société !

L’année 2023 a été l’année la plus chaude avec des tem­pé­ra­tures alar­mantes qui laissent pré­sa­ger le pire si on n’opère pas une recon­ver­sion éco­lo­gique de notre société. Dans l’Éducation natio­nale, le minis­tère est très en deçà des enjeux puisqu’il se limite à par­ler “d’adaptation au chan­ge­ment cli­ma­tique” ou de “déve­lop­pe­ment durable”.

À l’échelle de la pla­nète, les plus riches sont les prin­ci­paux res­pon­sables de la crise éco­lo­gique, et pour­tant ce sont les plus pauvres qui en subissent et en subi­ront les consé­quences de plein fouet. En ce sens, le com­bat éco­lo­gique fait par­tie inté­grante de l’action syndicale.

Pour les libertés publiques et les droits syndicaux !

Les arrê­tés d’interdiction de mani­fes­ter en sou­tien à la Palestine et contre le racisme, l’islamophobie et les vio­lences poli­cières, la cri­mi­na­li­sa­tion des militant·es qui dénoncent le mas­sacre en cours à Gaza, l’arrestation de syn­di­ca­listes en mani­fes­ta­tion contre l’extrême-droite à Béziers… le gou­ver­ne­ment est de plus en plus auto­ri­taire, les res­tric­tions de liber­tés sont alarmantes.
Récemment, Darmanin a porté plainte contre un cama­rade de SUD édu­ca­tion 29 pour faire taire la dénon­cia­tion des pro­pos racistes et sexistes qui ont été docu­men­tés par des jour­na­listes dans la police et dans l’armée. SUD édu­ca­tion reven­dique la levée immé­diate de cette plainte qui porte atteinte à la liberté d’expression et aux droits syndicaux.

Les récentes annonces sur la jeu­nesse de Gabriel Attal laissent entendre que la jeu­nesse serait de plus en plus vio­lente et dan­ge­reuse et qu’il fau­drait davan­tage d’autorité. SUD édu­ca­tion dénonce vive­ment toutes les mesures qui visent à cri­mi­na­li­ser les mineur·es alors qu’elles et ils doivent être protégé·es et accompagné·es : c’est le gou­ver­ne­ment qui est violent lorsqu’il casse les ser­vices publics : l’école, la santé, l’aide à l’enfance.

Pour un 1er mai de luttes !