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Article mis en ligne le 31 août 2011
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18 Décembre : Journée Internationale des Migrant-e-s

18 décembre à 18h00, Place Jean Jaurès côté kiosque à Saint-Etienne


Face aux saigneurs des peuples, quelle riposte populaire ?

Edito de Solidaires en action n°64

Les annonces gouvernementales franco-allemandes ne vont rien résoudre sur le
fond, pire elles vont alimenter une spirale dépressive au détriment des peuples.
L’Union européenne et les gouvernements, sous l’emprise des marchés
financiers, veulent imposer une politique d’austérité généralisée pour réduire les
déficits publics. Ce sont pourtant les gouvernements qui ont créé ces déficits à
coups de réduction d’impôts et de cotisations pour les entreprises et les
particuliers les plus aisés. Ils les ont creusés en rachetant les énormes dettes
privées des actionnaires, banquiers et spéculateurs. La dette publique est en
grande partie illégitime et ce n’est pas aux populations de la payer.

L’inscription de la « règle d’or » du pacte euro-plus dans la loi fondamentale des
Etats, le flou sur le taux de taxation des transactions financières, et l’incertitude
sur la façon dont va s’opérer l’harmonisation franco-allemande de l’impôt sur les
sociétés, présagent de l’approfondissement de la gouvernance ultra libérale de
l’Union européenne. Les bonus et les dividendes record, les paradis fiscaux
florissants, les armes financières de spéculation massive, vont continuer de
prospérer et d’extorquer les richesses produites par les salarié-e-s.

Un autre partage des richesses est la seule réponse alternative légitime.

Elle
exige une autre répartition entre salaires et profits, un droit effectif à l’emploi par
une réduction du temps de travail avec embauches correspondantes, accompagné
d’un nouveau statut du salarié, une réforme fiscale radicale, et le développement
des services publics. Il faut un moratoire immédiat du paiement de la dette : la
situation actuelle n’est en rien de notre responsabilité, ce sont le fonctionnement
et le fondement même du système capitaliste qui sont en cause. Il faut mettre fin
aux exonérations d’impôts des plus riches, taxer véritablement les revenus du
capital, lutter contre la fraude fiscale et les spéculateurs/trices. Il faut également
la socialisation du système bancaire, la satisfaction des besoins sociaux
fondamentaux, en articulant impératifs écologiques et garanties sociales pour les
salarié-e-s. Les mobilisations nationales et européennes à venir doivent porter ses
exigences pour sortir réellement de la crise.

L’intersyndicale se retrouve le 1er septembre. Après les annonces
gouvernementales, il sera d’autant plus utile d’afficher une volonté
d’organiser la lutte sociale au niveau nécessaire !
L’organisation d’une journée
nationale de grève et manifestations le 6 octobre en est la première étape. C’est
le mandat fixé par les organisations nationales Solidaires lors du Bureau national
de juillet. Des écueils demeurent : refus de s’engager sur un appel ferme côté
CFDT et UNSA, démarche unitaire fluctuante de la CGT, priorité à l’action
catégorielle pour la FSU, sectarisme de FO qui organise une « journée
d’information et de diffusion de tracts le 20 septembre »… Nous refusons de jouer
la « politique du pire » qui consisterait à avoir pour seul objectif de dénoncer les
autres syndicats. Ceci ne nous fait pas taire nos différences pour autant.

Dans la situation actuelle, le rôle d’une organisation syndicale est d’impulser
la relance et la coordination des luttes. L’unité syndicale est un facteur
important pour cela. Elle se construit à la base, dans les entreprises et localités ; partout, prenons contact avec les autres
organisations syndicales et proposons de travailler ensemble à construire le nécessaire mouvement interprofessionnel.

Relançons les collectifs unitaires créés dans certaines villes l’an dernier. Soyons à l’offensive : les dégâts du capitalisme
sont tels que sa remise en cause est désormais une question abordée par beaucoup. Ne laissons pas la place aux fausses
solutions populistes d’extrême-droite, au fascisme. C’est un enjeu essentiel face à la décrédibilisation, légitime, de toutes
les organisations politiques qui s’en remettent « au Marché », comme s’il s’agissait d’une force extranaturelle contre laquelle
on ne peut rien … alors qu’il ne s’agit que d’un des outils créés par celles et ceux qui profitent du système et pillent la
majorité des Humains et de la Terre !



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