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Article mis en ligne le 3 octobre 2010 et actualisé le 10 octobre 2010
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    • Grève et manifestations interprofessionnelles pour les retraites
      St-Etienne : Châteaucreux / Roanne : Bourse du travail Le mardi 12 octobre 2010 à 10h15


    • AG éducation : prenons notre lutte en main !
      Bourse du travail de Saint-Étienne Le mardi 12 octobre 2010 à 14h00


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Reconduire ou subir : c’est maintenant qu’il faut y aller !

Le 12 octobre, tou-te-s en grève et à l’AG à 14h00 à la Bourse du travail de St-Etienne

Manifestations à 10h15 : Châteaucreux pour Saint-Étienne, Bourse du Travail pour Roanne

Affiche de SUD éducation Loire pour le 12 octobre et ses suites

Ce projet de réforme des retraites doit être retiré : il est inamendable car aucune de ses dispositions n’est acceptable. Relèvement de l’âge légal de la retraite, baisse des pensions par le report de l’âge de décote, allongement de la durée de cotisations nécessaire pour une retraite à taux plein, … les « solutions » du gouvernement ne s’en prennent qu’à une seule classe sociale, celle des travailleurs/ses. Le gouvernement, aux ordres du patronat, défend les intérêts de classe des plus riches et a choisi un affrontement direct avec les salarié-e-s.

Tract de SUD éducation Loire pour le 12 octobre et ses suites

Nous ne devons pas attendre 2012, car rien ne garantit aujourd’hui que la droite sera battue en 2012, de plus rien n’assure que les promesses que certain-e-s font aujourd’hui seront tenues, et surtout celles-ci ne portent que sur une partie des régressions contenues dans cette réforme.

L’avenir des droits sociaux et démocratiques dépend beaucoup de l’issue de ce bras de fer avec le gouvernement sur les retraites. Une défaite ouvrirait la porte à de nouvelles régressions majeures. Une victoire de la mobilisation permettrait à l’inverse d’imposer des revendications sur bien des questions, y compris pour l’éducation.

Nous ne gagnerons pas avec des journées de mobilisation isolées, une ou deux fois par mois, tous les 15 jours, ou même une fois par semaine… Nous l’avons expérimenté depuis des années et le mouvement en cours le prouve une fois de plus.

Le 12 octobre, ce sera la 7e journée de mobilisation sur les retraites depuis mai : 1 million de personnes dans la rue le 27 mai, 2 millions le 24 juin, 2,7 millions le 7 septembre, nouvelles actions le 15 septembre, 3 millions dans la rue le 23 septembre, et 3 millions encore le 2 octobre. Quel que soit le nombre de manifestant-e-s dans les rues le 12 octobre, le gouvernement ne cédera pas. Il l’a compris : la très grande majorité de la population est contre son projet, il est décidé à l’imposer. Le problème n’est plus d’exprimer notre refus, mais d’imposer le retrait.

La seule manière de faire plier ce gouvernement, c’est de construire une grève interprofessionnelle reconductible, qui bloque l’activité économique et institutionnelle du pays. Aucun gouvernement ne peut résister à une vraie grève générale.

Aucune proposition d’action à la hauteur de la situation ne sortira de l’intersyndicale interprofessionnelle nationale. Au mieux, ce sera un nouvel appel à une journée d’action isolée. Solidaires propose depuis le début de créer les conditions d’un mouvement interprofessionnel reconductible. Certains syndicats ne veulent pas construire une dynamique de grève générale, et demandent des améliorations au projet de loi et non son retrait.

C’est donc à la base, dans les secteurs, que la dynamique de généralisation doit se construire. Une grève générale reconductible se construit rarement d’un seul coup dans tous les secteurs professionnels, dans tout un pays. La généralisation ne peut être que progressive.

Cette reconduction ne peut être victorieuse si elle a lieu uniquement dans l’Éducation Nationale sans tenir compte de ce qui se passe ailleurs.

Pour autant, il serait irresponsable de laisser les autres secteurs isolés. Et si chacun-e attend que les autres commencent… Dans de nombreux secteurs la reconduction à partir du 12 est en question. Les différents secteurs se regarderont tous les uns les autres afin de voir si la dynamique prend, et s’il faut continuer.

Nous ne pouvons pas attendre. Si aucune dynamique ne s’enclenche le 12 et le 13 octobre, il n’y a aura sans doute pas d’autre occasion. Le texte devrait être adopté par le parlement autour du 20 octobre. Si nous n’avons pas construit d’ici là un mouvement reconductible massif alors que la mobilisation a commencé il y a 4 mois, comment croire que cela pourra prendre après ?

Prenons notre lutte en main : tou-te-s à l’AG le 12 octobre !

Il est essentiel que nous soyons très nombreux-ses à l’assemblée générale intersyndicale le 12 octobre. Sortons de la passivité ! Assez d’attendre des consignes d’en haut ! Oui, les organisations syndicales devraient toutes appeler à la grève reconductible. Mais elles ne le feront pas, nous le savons bien malheureusement. Alors maintenant le choix est simple : renoncer ou se prendre en main !

Sud éducation Loire soutiendra les décisions que prendrait l’assemblée générale, car pour nous c’est aux personnels en lutte de définir les modalités de la poursuite de l’action.

Nous pensons cependant qu’il est de la responsabilité des organisations syndicales de faire des propositions et de soutenir les décisions des personnels.

SUD éducation Loire appelle à reconduire la grève à partir du 12

C’est en effet la seule manière de construire une mobilisation victorieuse. Nous ne pouvons laisser les autres secteurs qui vont reconduire sans donner un signe fort de notre mobilisation. Une telle décision ne peut se prendre que si la participation à l’AG est réellement importante.

Faire grève le 12, aller à la manif, c’est bien, mais si c’est pour rentrer chez soi ensuite, c’est un acte désespéré. L’espoir, c’est la reconduction de la grève, c’est la généralisation, et cela passe par la participation à l’AG. L’avenir des retraites ne se gagnera pas sans vous !

Réponses à quelques objections

- « La grève générale ne se décrète pas » : On nous dit d’une part que la grève reconductible ne se décide pas par les syndicats, mais par les personnels, et d’autre part, on nous dit que les AG ne sont pas décisionnelles… Si ce ne sont ni les syndicats, ni les personnels qui décident de la reconduction, elle ne peut jamais avoir lieu.

- « Il faut préserver l’unité syndicale » : il y a des organisations syndicales différentes parce qu’il y a des orientations différentes. Certaines organisations ne demandent pas le retrait, mais seulement l’aménagement. Certaines ne sont pas pour un affrontement avec le gouvernement.

- « La grève reconductible coûte trop cher » : Sans même parler de la baisse des pensions, si cette réforme passait, la cotisation prélevée sur le salaire de chaque fonctionnaire passerait de 7,85 % à 10,65%, soit 2,8% d’augmentation, soit l’équivalent d’une journée de salaire en moins par mois ! Faire grève 10 jours pour imposer le retrait de cette réforme, c’est certes perdre 10 jours de salaire aujourd’hui, mais ils seront remboursés en 1 an en cas de victoire. C’est donc ne pas faire cette grève qui coûterait cher ! Et plutôt que de faire grève 10 fois une journée, il vaut mieux faire grève une fois 10 journées ! (Voir notre article : « Trop chère la grève ? »)

- « Avec la nécessité de la déclaration préalable, les enseignant-e-s du premier degré ne peuvent pas faire grève le 13 » : la déclaration d’intention individuelle vaut pour chaque jour qui est mentionné dans cette déclaration, mais uniquement pour ces jours. SUD éducation Loire a envoyé à toutes les écoles et a publié sur son site des modèles pour être dans la légalité en cas de décision de reconduction. Il est recommandé d’envoyer un seul courrier dans lequel vous écrivez « je déclare mon intention d’être en grève le mardi 12, le mercredi 13, le jeudi 14 et le vendredi 15. » Nous rappelons qu’envoyer une déclaration d’intention préalable n’engage nullement à faire effectivement grève le ou les jours indiqué(s). Nous invitons tou-te-s les collègues concerné-e-s à envoyer systématiquement des déclarations d’intention, quelles que soient leurs décisions finales : ils/elles seront couvertes au cas où, sans être engagé-e-s à rien. (Voir notre article "La grève reconductible dans le premier degré et l’obligation de déclaration préalable d’intention)

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