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Article mis en ligne le 18 octobre 2012 et actualisé le 25 octobre 2012
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Lettre ouverte de l’APEFLES

Lettre de l’Association pour la Promotion de l’Enseignement du Français Langue Etrangère

L’APEFLES : Association pour la Promotion de l’Enseignement
du Français Langue Etrangère
et de Scolarisation a écrit cette lettre ouverte pour dénoncer le mépris des différents responsables locaux face à la situation intolérables des enfants de familles migrantes se trouvant dans l’impossibilité d’être scolarisés.

Lettre ouverte à Madame la Préfète, à Monsieur le Président du Conseil Général, à Monsieur le Président de Saint-Etienne Métropole, à Monsieur le préfet, délégué interministériel

L’association APEFLES (association loi 1901 déclarée en préfecture de la Loire sous le numéro W423005840) tient à manifester son indignation face à la situation des familles migrantes dormant à la rue. Il n’est pas acceptable que des dizaines d’enfants et d’adolescents ne soient pas scolarisées parce que les conditions de vie qui leur sont faites rendent impossible une fréquentation assidue et régulière de l’école. Vous devez savoir que la majorité des parents se trouvant dans cette situation – demandeurs d’asile ou non- ont fait la démarche d’inscrire leurs enfants à l’école. La mairie de St-Etienne ou les principaux de collège ont procédé aux inscriptions. De leur côté, les enseignants ont accueilli les élèves allophones nouvellement arrivés, ont commencé à travailler avec eux…mais ne peuvent continuer car beaucoup d’élèves viennent en pointillé, ou ne viennent plus parce qu’ils ne cessent de changer d’endroit pour dormir - parking, jardin public, squat, abri bus, gare, hôpital – chassés de l’un à l’autre sans pouvoir jamais se poser. Même lorsqu’on retrouve leur trace, certains ne sont pas en état de venir à l’école, d’autres se situent à l’autre bout de la ville, à des kilomètres de l’établissement fréquenté. Il faut donc en proposer un nouveau où un enseignant de français langue seconde est présent. Mais les familles sont découragées, et préfèrent attendre de se stabiliser quelque part. Les enfants sont alors déscolarisés …

L’institution scolaire ne pouvant rien d’autre pour eux, elle perd leur confiance.
L’école est pourtant l’un des derniers piliers de leur présent et de leur avenir. C’est le seul lieu pour beaucoup d’entre eux où ils sont accueillis avec bienveillance et traités dignement. Nous demandons avec insistance que cessent les expulsions et que soient respectés les DROITS des enfants.
Nous ne pouvons rester plus longtemps silencieux devant cette situation de familles sans abri, rejetées de toute part. Nous ne comprenons pas que les pouvoirs publics du département de la LOIRE ne mettent pas en œuvre la CIRCULAIRE INTERMINISTERIELLE NOR INTK1233053C du 26/08/2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites.
C’est pourquoi nous leur demandons de prendre les responsabilités qui leur incombent concernant ces enfants en danger. Il est urgent d’agir en faveur du rétablissement de leur dignité, il est urgent qu’ils puissent reprendre normalement le chemin de l’école comme chaque enfant en a le droit, quelle que soit la situation de sa famille.

En vous remerciant par avance de votre attention, nous restons à votre disposition pour vous exposer plus en détails la situation de ces élèves à la rue.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame la Préfète, Monsieur le Préfet, Monsieur le Président, l’expression de notre respectueuse considération.

Marie MOTTO-ROS
Présidente de l’APEFLES
Contact :
Marie Motto-Ros
4 Boulevard Pierre Joannon
42400 Saint-Chamond

Marie.motto-ros@sfr.fr 06 71 02 65 41


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