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Article mis en ligne le 18 janvier 2012 et actualisé le 24 janvier 2012
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Contre les suppressions de postes, pour le retrait de la réforme de l’évaluation, n’attendons pas mars pour agir !

Lettre ouverte et invitation de Sud éducation Loire à l’intersyndicale

Malgré nos mobilisations de décembre, le ministère n’a pas renoncé
à sa réforme managériale et néolibérale de l’évaluation
des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation.

A la rentrée prochaine, il y aura encore 14 000 suppressions de
postes supplémentaires, qui viennent s’ajouter aux dizaines de
milliers déjà supprimés ces dernières années.

La répartition de ces suppressions de postes par l’administration
est désormais connue, ce qui permet à chacun-e de prendre la
mesure de leurs conséquences :

- Dans le 1er degré, nous aurions 54 postes d’enseignante-
s en moins dans la Loire
 ! Pour créer un effet d’annonce
visant à masquer la poursuite de la purge, N. Sarkozy a annoncé
qu’il n’y aurait pas plus de fermetures de classes que
d’ouvertures (mais il y aura quand même des fermetures).
Ce sont ainsi, et les IA ne s’en cachent pas, les postes
« hors classes » qui sont prioritairement dans la ligne de
mire : RASED, CRI, CPC, ZIL et BAZIL. L’ensemble des collègues
et des élèves verront leurs conditions de travail dégradées
avec la disparition des dispositifs de prise en charge
des élèves à difficultés spécifiques, les non remplacements
et/ou la généralisation de la précarisation des personnels enseignants
pour assurer les remplacements, la casse de la
formation continue. C’est bien l’école publique elle-même qui
est attaquée. Il ne s’agit pas de laisser ces collègues se
battre, dans une action isolée nécessairement désespérée,
pour le maintien de « leurs » postes : il y a nécessité et urgence
à construire une mobilisation d’ensemble.

- Dans le secondaire, 263 postes seraient supprimés dans
notre académie
, ce qui signifie des dotations horaires globales
en baisse dans les établissements, des fermetures
d’options et de filières, une réduction et une dégradation du
service public d’éducation et de l’égalité territoriale. Les Lycées
professionnels et leurs professeurs, qui ont déjà dû encaisser
des attaques majeures à répétition ces dernières
années, sont les premiers touchés : 150 suppressions de
postes dans les LP, une diminution de capacité d’accueil de
1646 élèves, c’est un triste record historique !

Dans ce contexte, il est de la responsabilité des organisations
syndicales d’organiser la mobilisation contre une politique
sinistrement cohérente. Nous regrettons que
l’intersyndicale interprofessionnelle n’ait pu aboutir à un appel
commun à la grève nationale contre les politiques d’austérité,
malgré les propositions de l’Union syndicale Solidaires. Nous regrettons
que nationalement, malgré les propositions de la fédération
SUD éducation, aucun appel intersyndical et intercatégoriel
à la grève n’ait été décidé dans l’éducation. Ce n’est
pourtant pas une raison pour ne pas agir.

Lors de la réunion de l’intersyndicale éducation du vendredi 13
janvier avec la FCPE, SUD éducation a proposé d’organiser
dans l’unité la mobilisation dès le mois de janvier dans la Loire.
La seule décision commune qui ait pu être prise renvoie l’action
au samedi 3 mars, soit dans un mois et demi, avec un rassemblement
devant l’IA. SUD éducation participera bien évidemment
à ce rassemblement. Toutefois, cette réponse ne nous semble à
la hauteur ni des attaques ni de l’urgence à réagir et à agir. En
effet, ce report serait désespérant pour les collègues qui sont
prioritairement concerné-e-s par les suppressions de postes.
Cela reviendrait implicitement à dire que leur sort est déjà joué.
Cela reviendrait aussi à nous résigner aux suppression de
postes, et à dire que nous ne nous mobiliserons que pour jouer,
à la marge, sur leur mise en œuvre à travers la carte scolaire.

Pour nous, ce qui est à l’ordre du jour dans notre secteur, c’est la
construction d’une mobilisation d’ensemble contre l’application
des politiques néolibérales et d’austérité à l’éducation :

- pour le retrait de la réforme de l’évaluation

- pour l’annulation des suppressions de postes.

Nous vous proposons d’appeler dans l’unité syndicale et intercatégorielle
les collègues :

- à se réunir en assemblées générales et en conseils des
maîtres pour discuter de cette perspective et des moyens à
mettre en œuvre,

- à rédiger des motions de conseils d’écoles et/ou des
maîtres, d’AG et de CA,

- à la grève le 31 janvier sur ces revendications, avec manifestation
dans la Loire, comme étape dans la construction de
ce mouvement d’ensemble.

Le 31 janvier est une date qui est déjà inscrite dans le calendrier
comme une journée d’action dans l’éducation : saisissons-nous
en, non pour une action de témoignage de plus, mais pour organiser
réellement la lutte !

Pour discuter de ces propositions et de celles que vous pourriez
nous soumettre pour organiser la mobilisation, SUD éducation
Loire invite les organisations syndicales qui ne sont pas résignées
à attendre le 3 mars pour agir à se réunir pour prendre
des décisions d’action le : lundi 23 janvier à 18H00 dans nos locaux
du 20 rue Descours à Saint-Étienne

Rien ne remplacera nos mobilisations !

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Lettre ouverte et invitation de Sud éducation Loire à l’intersyndicale
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Appel à la grève le 31 janvier de la fédération SUD éducation

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