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Article mis en ligne le 28 janvier 2016 et actualisé le 29 janvier 2016
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Ouvertures et fermetures dans la Loire

Analyse de SUD Education

Le chiffre de la semaine : 20

20, c’est le nombre d’ ETP (Equivalent Temps Plein, 1 ETP = 1 poste pour faire simple) que la rectrice a bien voulu lâcher à la Loire, contre 70 pour l’Ain et 200 pour le Rhône. Clés de répartitions liées à la démographique nous dit-on.

20, c’est aussi le nombre de classes que l’IA veut fermer contre une vingtaine qu’il veut ouvrir, presque une opération blanche pour lui. Mais alors, comment est répartie cette généreuse dotation rectorale ?
Une dizaine sur le dispositif plus de maîtres que de classes , une autre partie
non chiffrée pour les postes de remplacements. Pas de nouvelle pour les RASED et les postes CRI.

20 X 2, c’est le nombre de classes qu’il aurait fallu ouvrir, à minima, en plus. En effet, c’est près d’une quarantaine d’écoles qui se retrouvent avec un effectif compris entre 26,80 et 34 élèves par classe. Avec cette même fourchette, 22 écoles ont obtenu une ouverture. Surtout, ne dites rien aux deux écoles qui après fermeture se retrouvent avec un effectif supérieur à 28 !

Mais alors pourquoi tant de disparité ?

Des responsabilités à tous les niveaux :

Principalement, c’est bien sur le ministère, qui par les choix de politiques gouvernementales guidées par l’austérité, attribue les moyens. Pour ouvrir seulement les 40 classes pointées précédemment, il aurait fallu un budget pour l’éducation nationale plus conséquent, quasi le triple et juste pour la Loire sans compter tout le reste (postes remplaçant, postes RASED, postes CRI, décharges direction, etc...)

Le rectorat ensuite ventile les miettes en fonction des critères plutôt à dominante démographique et sociale en s’appuyant sur les remontées de chaque inspection académique. De son côté l ’IA jongle en prenant appui sur les IEN de circonscription. Tout cela avec un petit zeste d’orientation politique dictée par l’Elysée....

N’en doutons pas un seul instant, le budget se vote à Paris, il se concrétise dans nos classes au quotidien. Ce sont des choix politiques, mais cela n’explique pas notre première question : pourquoi tant de disparité entre les écoles sur des effectifs parfois similaires ?

L’ensemble de la profession et leurs organisations syndicales, devraient sur cette question porter des exigences communes, certes intransigeantes, pour que le plus grand nombre d’élèves ait des bonnes conditions d’enseignements et que les enseignant-e-s aient des conditions de travail normales. Tout cela à partir des critères définis par les enseignant-e-s et non par l’administration.

Utopique, irréaliste voire démagogique diront certain-e-s ! que dire alors des primes conséquentes versées aux responsables pédagogiques du rectorat, des inspections académiques et des circonscriptions ? (cf article : des sous... mais pas pour tous

Compenser plutôt qu’améliorer !

Le ministère continue à favoriser la multiplicité des dispositifs plutôt que de faire baisser les moyennes par classe.
Le dispositif PDMQDC serait intéressant pour toutes les écoles si toutes les écoles avaient des effectifs corrects. Le bonheur, ou presque, aussi bien pour nos élèves que pour nous même. Ce serait alors un plus pour permettre la mise en œuvre de fonctionnements pédagogiques innovants. Au lieu de cela, on préfère laisser des collègues avec plus de 26 élèves par classe et s’entendre dire de la part du responsable académique qu’il faut savoir gérer « l’incomplétude ». Traduction pour ceux et celles qui ne comprennent pas bien : « souffrez en silence, on verra plus tard ! »

20, le chiffre à garder en mémoire !

Et si ce chiffre devenait notre repère, non pas en terme de dotation, mais d’élèves par classe.


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