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Article mis en ligne le 5 mai 2015
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Les PES de la Loire encore sur la sellette

Entre lassitude et colère

Les PES de la Loire ont été invités jeudi midi à une réunion avec l’Inspecteur de l’éducation nationale adjoint. L’administration découvrant subitement que nos futur-e-s collègues seraient libres certains jours de juin, décide d’intervenir au niveau de la formation. Prétextant un intérêt formatif, elle propose de laisser les collègues dans leur école d’exercice (lundi et mardi) pour aller observer les classes de leurs collègues, voire y mener des projets.

Ce genre de dispositif est habituellement mené dans les écoles de formation, et non dans les écoles n’ayant pas de collègues déchargé-e-s ou MAT, pouvant permettre un retour réflexif sur la pratique de classe.

Non seulement, l’inspection imposerait aux titulaires des classes ciblées la présence d’un-e PES. Bien sûr, cette surcharge de travail pour les titulaires ne sera pas rémunérée et sans frais de déplacements pour les PES.

Mais toute aussi consciente qu’il y avait là un vivier important d’enseignant-e-s libres sur 6 jours fin juin, l’Inspection leur propose également de se porter volontaire pour assurer des missions de remplacement. Vu le nombre d’enseignant-e-s non remplacé-e-s tout au long de l’année et compte tenu de la pénurie de titulaires remplaçant-e-s, c’est une véritable aubaine !

N’oublions pas que certains jours plus de 40 classes sont restées sans enseignant-e, entraînant de fait une difficulté supplémentaire pour les collègues des écoles concernées.

Nous rappelons que la circulaire 2014-80 du 17 juin 2014 ne permet pas de modifier la quotité de service des PES équivalente à un mi-temps et qu’ils/elles n’ont pas vocation à faire des heures supplémentaires.

Si nos futur-e-s collègues sont dégagé-e-s de cours sur ces 6 jours de juin, c’est que le calendrier de la formation le prévoyait ainsi. Tout au long de l’année, les PES étaient libres certains jeudi ou vendredi sans que cela n’occasionne de la part de l’Inspection Académique un tel sursaut formatif.

SUD éducation est intervenu dès le jeudi soir par l’envoi d’un court courriel puis par un écrit plus circonstancié (PJ). Nous avons appelé M. Thomas pour lui dire que cela n’était pas réglementaire. Il n’a pas pu nous affirmer le caractère obligatoire de cette proposition.

Cette réponse ne souffre d’aucune ambiguïté,les PES ne sont pas tenus de renvoyer ce document.

Nous avons ensuite appelé une structure syndicale afin de coordonner une réponse inter-syndicale.

Nous rappelons qu’une partie des PES avait sollicité une demande d’aménagement de parcours. Toutes les structures syndicales de la Loire avaient alors soutenu cette demande et avaient sollicité une audience à ce propos. A ce jour, cette audience n’a toujours pas été accordée...

Ce réveil tardif de l’Inspection Académique sur des problématiques de formation, sous couvert de propositions de la Commission Académique (instance académique gérant la formation), masque la vraie finalité de l’institution : des remplaçants pour combler les manques.

Les différentes interventions syndicales ont eu pour effet de différer la remise du document d’engagement demandé par l’IA, mais il est clair que pour SUD éducation, le caractère non obligatoire avéré nous incite à donner comme consigne syndicale de ne pas renvoyer ce document. Nous considérons que l’emploi du temps actuel des PES donné en janvier est le seul cadre réglementaire à suivre.

N’hésitez pas à nous contacter.

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Courrier PES

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